Un peu d'histoire

GravureC’est en 762 que Revin entre dans l’Histoire. En effet, à cette date, le Roi Pépin le Bref fait donation à l’Abbaye de Prüm, près d’Aix la Chapelle, de possessions situées de part et d’autre des rives de la Meuse ; il s’agit des terres de Revin, Fumay et Fépin qui formeront une entité plus ou moins neutre que se disputeront le Saint-Empire et le Royaume de France. Compte tenu des termes de la donation, Revin se limite à un lieu de culte consacré à la Vierge Marie, vraisemblablement entouré de quelques censes (des fermes).

L’Abbé de Prüm est donc propriétaire du terroir de Revin, c’est le Seigneur foncier ; compte tenu de l’éloignement et des difficultés de déplacement de l’époque, il délègue ses pouvoirs, sur place, en particulier en matière de justice, à un Seigneur Voué dont la charge deviendra héréditaire. Ce Seigneur Voué prendra une importance telle qu’il traitera d’égal à égal avec l’Abbé de Prüm ; en 1262, un règlement d’avouerie définira les droits et devoirs de chacun des deux Seigneurs, et par la même occasion, ceux des Bourgeois de Revin. Les derniers seigneurs furent les Ducs de Croy, Princes de Chimay, puis les Comtes De Bryas. Revin est alors un petit bourg resserré dans l’isthme de la Meuse et protégé par un rempart au niveau de l’actuel pont de Fumay. Les guerres entre la France et le Saint-Empire conduiront au démantèlement de ces fortifications, voire même à la destruction de la Cité, bien que des lettres patentes reconnaissent une certaine neutralité à ces terres.

La vie économique est essentiellement tournée vers la forêt qui représente le revenu le plus important, et tout le commerce se fait par la Meuse qui demeure jusqu’au XIXè siècle la voie de communication par excellence ; on y pratiquera le flottage des bois jusqu’à la canalisation de la Meuse. Toutefois, dès le XVIIè siècle, sur les ruisseaux de la Commune et de la Faux, existent des fourneaux où l’on travaille le fer. L’industrie du fer aurait été apportée par des Liégeois après le sac de leur ville par Charles le Téméraire en 1468.

GravureAu XVIIIè siècle, les Pères dominicains élèvent un couvent dont l’un des supérieurs, le R.P. Billuart restera comme le plus illustre enfant du pays. Puis ce sera en 1769, le rattachement définitif à la France, quelques années avant la révolution dont les soubresauts se limiteront à quelques querelles d’esprits échauffés, ou à des rivalités de clans : le Grand Electeur de Trèves, successeur de l’Abbé de Prüm, perd alors tous ses droits.

Le XIXè siècle voit l’essor de l’industrie grâce au désenclavement de la cité par la construction des deux ponts vers 1840, la canalisation de la Meuse, et l’arrivée du chemin de fer en 1860 ; l’implantation de la gare dans le quartier de la Bouverie entraînera le développement industriel, économique et démographique de la Ville de Revin.

Le XXè siècle sera marqué par les deux conflits mondiaux, et les dernières heures de l’occupation allemande en 1944, seront également des heures tragiques pour Revin, puisque 106 jeunes hommes trouveront la mort dans d’atroces circonstances lors de l’extermination du Maquis des Manises.

Jusqu’en 1970, malgré des conflits sociaux importants, malgré les destructions liées aux deux guerres et à l’occupation, l’essor économique de Revin sera continu, et à côté de petits industriels, certains se créeront un nom de réputation nationale et internationale comme Arthur MARTIN, FAURE et PORCHER; à cette époque EDF entreprend la construction de la station de transfert d’énergie de Saint Nicolas.

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